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samedi 19 juin 2010

Retrouvez ma prose et les dessins de Lorenzo et Fabrice Montout à La Grande Librairie de Paris !



Mes deux premiers bouquins, Un voyage en Ecosse et Un an d'Oeuvres d'art en liberté sont disponibles à La Grande Librairie de Paris (métro ligne 13 et 2, station Place de Clichy), respectivement aux rayons Littérature de voyage et Beaux-arts !




C'est l'occasion ou jamais de (re)découvrir ces aimables libraires, incollables sur les trésors qui s'étalent sur les étagères de cette caverne d'Ali Baba.

Pour ceux qui ont mal aux pieds ou qui n'aiment pas venir à Paris, les liens à droite fonctionnent toujours...

A très bientôt pour de nouveaux articles !




La Grande librairie de Paris
7,9,11 place de Clichy 75017 Paris
01 45 22 47 81
Le lundi de 11 h à 20 h
du mardi au samedi de 10 h à 20 h

samedi 1 mai 2010

Un an d'oeuvres d'art en liberté


Les meilleurs articles 2009 d'Oeuvres d'art en liberté, illustrés de dessins et de photos de Fabrice Montout, Francine Flandrin F2 et Lorenzo, regroupés sous une belle couverture noire pelliculée, sont désormais disponibles en format papier et pdf, grâce aux Editions La Follia.
Toutes les infos sur le bouton "Un an d'Oeuvres d'art en liberté" dans les liens à droite...


Merci à mes trois artistes illustrateurs dont les productions ont embelli ma prose, permettant de faire un si beau livre !

1. Fabrice Montout pour "le Louvre pendant la guerre"
2. Lorenzo pour "le XXe siècle vu du jazz"

jeudi 25 mars 2010

Un voyage en Ecosse...


Un nouveau venu a fait son apparition dans les liens à droite : le bouton "Un voyage en Ecosse", carnet de voyage au pays des tourbières et des moutons illustré par Lorenzo et écrit par moi-même, publié aux Editions La Follia.

Lorenzo sera en dédicace ce samedi à Rueil Malmaison et se fera un plaisir de vous faire une gribouille de sa blanche main.

Pour en savoir plus et voir le beau diaporama des premières pages du livre, cliquez sur le bouton...

lundi 3 août 2009

Heureux qui comme Ulysse



Il y a les voyages qui ne sont que des déplacements, ceux que l’on fait par habitude, chaque année identiques menant à une destination immuable, ceux que l’on fait par curiosité, pour vérifier que l’herbe est verte ailleurs aussi ou pour avoir le plaisir le regarder glisser le paysage. Et puis il y a les grands voyages. Quand on s’en va loin et pour longtemps. Ces voyages-là sont longuement mûris, ils sont le fruit d’un intérêt développé peu à peu, souterrainement, sans qu’on y prenne garde. Un jour le besoin de partir devient impérieux. Faire ce voyage vite, aujourd’hui, maintenant. De ces voyages-là, on ne revient pas reposé, content, satisfait. On en revient séduit ou désabusé selon que le pays réel a déçu ou dépassé les espérances qu’on mettait égoïstement en lui.

Car le pays moderne s’impose toujours au voyageur, crie bruyamment « j’existe ! » pour tenter de dissiper les mirages littéraires, mythologiques et artistiques. Mais écouter le premier, c’est risquer de laisser se dissoudre le second. Il y a des lieux qui ont trop changé, qui ont été trop investis depuis des siècles pour que le voyageur puisse les reconnaître.

Heureusement, il existe un remède à cette déroute. On connaissait la collection « Le goût de » (l’Inde, la Sicile, Naples, etc..), vision kaléidoscopique d’un pays ou d’une ville par les yeux de différents écrivains. Il y a maintenant – depuis quelque temps déjà en fait- la collection « Heureux qui comme… » des éditions Magellan & Cie. Un voyage dans l’espace mais aussi dans le temps, dans les bagages d’un écrivain baladeur, homme de lettres reconnu ou improvisé pour l’occasion. Un voyage pour une poignée d’euros, qui rend les mirages, les vieilles légendes et les forêts impénétrables un peu plus denses, capables de se tenir au soleil sans fondre même à cent ans d’écart. Des livres qui enseignent aux yeux à chercher les traces de la vieille histoire, comme ce graffiti de Désiré Charnay, toujours visible sur la pierre du palais de Palenque. Signe que le pays moderne sait aussi se souvenir.